Ma position (et réflexions) sur la hausse des frais de scolarité au Québec

Un sujet d’actualité qui revient fréquemment depuis quelques années au Québec est l’état actuel des frais de scolarité. Ils sont relativement bas et le gouvernement, dans le but d’améliorer son portrait financier, a décidé de les hausser. Ma réflexsion sur ce propos s’est développée du CEGEP jusqu’à présent et je me suis dit qu’il serait une bonne chose que je mette quelques réflexions par écrits pour que d’autres puissent les lire. C’est donc le but de mon article de vous faire part de ma vision de la chose! Avec de la chance, cela apportera du neuf à l’opinion de certains ou bien les gens pourront commenter sur quoi mes réflexions sont défaillantes!

Tout récemment,  la CADEUL, une association étudiante de l’Université Laval où je suis étudiant, a établi un processus référendaire à propos de la hausse. Lorsque j’ai appris la venue du processus, j’ai cru que cela allait encourager la prise d’un bon débat des deux camps et que ça allait être intéressant, mais malheureusement l’association a montré une claire partialité lors de la campagne.. Ce ne semble qu’être un référendum pour appuyer le point dogmatique de l’association étudiante que toute hausse de scolarité est incorrecte et qu’il faille militer contre ça. Je ne vais pas m’étendre plus qu’il faut au sujet de la CADEUL sur ce billet, mais si ça vous intéresse, voici un texte que j’approuve en grande partie qui a été écrite par un étudiant en droit. Je crois que c’est un peu l’élément qui m’a poussé à faire cet article: Me pousser à voir le côté de la médaille que les associations étudiantes cachent.

La hausse

 Les étudiants acquitteront leur  juste part du plan de financement des universités. À compter de l’automne 2012, les droits de scolarité seront augmentés de 325 $ par an, et ce, jusqu’en 2016-2017  [pour un de total de 1625$ de plus par année.] [1]

Le gouvernement compensera d’ailleurs la hausse des droits de scolarité pour ceux qui ont déjà droit à une bourse de l’Aide financière aux études. Une allocation spéciale est prévue pour certains étudiants bénéficiant d’un prêt. [2]

Je crois qu’il convient de clarifier qu’il faille, pour un étudiant, se poser la question « Est-il légitime pour le gouvernement d’exiger une telle hausse des frais défrayés par les étudiants? » et non « Est-ce que ça me tente de payer plus par année pour aller à l’université?« . Les associations étudiantes préfèrent sensiblement simplifier le raisonnement à ce qu’implique la deuxième question puisque comme ça, il est plus facile de prendre position (contre la hausse). C’est très triste puisque ça donne une très mauvaise publicité aux étudiants en général et ça tue toute réflexion dans l’oeuf… D’ailleurs, puisqu’on vit en société, je crois qu’il faut plus considérer la légitimité des mesures et non seulement notre situation individuelle… Si tout le monde décide de cracher sur toute mesure qui ne les avantage pas directement, il n’y a pas vraiment de possibilité de progrès…

Donc, on voit bien que cette hausse substantielle. Elle surpasse significativement l’inflation!… Une série de questions peuvent venir à l’esprit de certains:

  • Pourquoi le gouvernement décide-t-il de faire payer plus les étudiants?
  • L’éducation n’est-elle pas un droit et ne devons-nous pas tout faire pour l’encourager?
  • Voulons-nous nous assurer que seuls les méchants riches puissent avoir à une éducation pour rester riches entre eux?
  • Voulons-nous abrutir la population en décourageant les études universitaires??

Et bien je crois que cette série vire bien alarmiste… Je crois que c’est tout simplement qu’il faut, au Québec, qu’on commence à songer à améliorer notre portrait financier public.. Nous avons une énorme dette et le Québec va faire face à d’énormes défis financiers! On n’a qu’à nommer le vieillissement de la population pour être peu original! Depuis la Révolution tranquille, plusieurs programmes sociaux ont été mis en place par les différents gouvernements ce qui a permis un certain progrès pour notre société. Plusieurs mesures pour la solidarité sociale ont été mises en place depuis ce qui a permis une meilleure accessibilité à l’éducation entre autres. Le portrait financier du Québec laissé par Duplessis [3] était excellent et on pouvait s’en permettre des choses! Par contre, nous sommes maintenant à un point où on ne peut plus tout se permettre. On peut bien taper, à tort ou à raison,  sur les générations précédentes, mais reste qu’il faut regarder en face et faire quelque chose maintenant pour ne pas s’engouffrer encore plus dans l’endettement.. !

Donc bon, si on admet qu’il faille améliorer notre portrait financier.. Pourquoi décidons-nous de baisser la subvention universitaire des étudiants? On pourrait faire payer d’autres groupes?? Plusieurs suggestions ont eu lieu dans le monde des associations étudiantes, mais malheureusement on dirait qu’ils analysent peu ce qu’ils suggèrent.. Peut-être qu’ils veulent juste avoir des suggestions superficielles pour paraître travailler sur le problème…

Suggestions miracles des associations..

Voici deux suggestions que j’ai entendues. Une se résumant à taxer les méchants riches et une autre dont l’idée est de taxer la masse salariale des entreprises.

Première suggestion commentée

«L’argent au Québec, il y en a, il y en a beaucoup, il suffit d’avoir la volonté politique d’aller le chercher». Il faudrait donc imposer davantage les «grandes entreprises» et les «contribuables les plus fortunés». – Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de l’ASSÉ. [4] 

Wow. J’ai été sidéré lorsque j’ai lu ça… Sachant qu’on est reconnu pour être très imposés au Québec comparé à ce que l’on voit dans les autres états d’Amérique du Nord. Ne faudrait-il pas avoir conscience des facettes à analyser avant de suggérer un mouvement dans le taux de taxation pour dire une déclaration de ce genre!  Cela a carrément sonné à mes oreilles: « Je donne une solution inapplicable au gouvernement. J’ai fait ma part. Maintenant, donnez-nous notre gratuité scolaire »…

Oui. Peut-être que les méchants riches pourraient être plus imposés… C’est dur de déterminer qu’est-ce qu’une juste part d’imposition pour ces gens… Ce sujet pourrait faire l’objet d’un article complet! Mais je préfère tout simplement indiquer que les agents économiques les plus fortunés ne peuvent pas nécessairement devenir des vaches à lait dans le contexte actuel! Il y a de la compétition fiscale provenant des autres provinces. Sachant que, par exemple l’Ontario a déjà un taux marginal d’imposition plus bas de 13% qu’au Québec pour le plus grand palier, ne croyez pas que les méchants riches ne sont pas tentés d’aller payer leurs impôts ailleurs. Moi-même en tant que futur imposé je magasine un peu les taux d’imposition et je trouve que c’est bien charmant d’obtenir une augmentation de 13% juste parce que tu déménages dans une autre province..! Je ne suis assurément pas le seul à magasiner les États et on ne peut exagérer sur l’imposition si on veut garder nos principaux payeurs d’impôts. Un méchant riche qui paie de l’impôt ici est bien plus agréable qu’un méchant riche qui paie de l’impôt ailleurs!

Deuxième suggestion commentée

Pour ce qui est de taxer les entreprises, c’est un peu ce que suggère la CADEUL dans ce vidéo qui promeut l’idée d’un Fonds des Services de Santé et d’Éducation Postsecondaire (FSSEP) [5]. En fait, à ce que j’ai compris du vidéo (Qui présente l’idée d’une manière vraiment intense! (Musique de fonds, animation et tout…!)), il existe déjà une taxe sur la masse salariale des entreprises qui va dans un fonds pour aider le financement du système de santé.  Ils suggèrent de majorer cette taxe de .3% pour aider à financer les coûts des institutions postsecondaires! Le vidéo ne confirme pas si cette taxe suffirait à équivaloir la hausse qu’on nous suggère, mais peu importe.

L’idée de la CADEUL avec cette suggestion est que les entreprises bénéficient de la main-d’oeuvre qualifiée qui sort des universités: alors elles doivent contribuer directement au financement universitaire! Ce n’est pas une mauvaise idée en tant que tel, mais le FSSEP ne réussit nullement à viser ces entreprises! En effet, la taxe aurait cours sur toute la masse salariale du Québec et non celle de la masse salariale des diplômés universitaires! Je ne vois pas nécessairement pourquoi les entreprises qui n’utilisent pas de main d’oeuvre avec un diplôme universitaire auraient à payer dans ce fonds. J’ai une intuition somme toute assez prudente que la majorité de la masse salariale du Québec n’est pas majoritairement donnée à des universitaires (Seulement 21% de la population Québécoise aurait un diplôme universitaire [7])!

Par contre, ce pourrait peut-être être une idée pour augmenter les revenus de l’état… Mais bon… Je ne veux me lancer dans l’analyse de la fiscalité à laquelle font face les entreprises (et travailleurs dans ce cas-ci) au Québec puisque ce n’est pas le sujet de cet article. Je rappelle que, malgré ce que le vidéo laisse entendre, cette taxe sera aussi absorbée en partie par les salariés. Un simple cours d’introduction à la microéconomie le montrerait (La main d’oeuvre coûte plus cher -> Moins de demande de main d’oeuvre -> Baisse de salaire ou de nombre d’heures demandées…).. Je ne crois pas qu’il soit juste de pénaliser des emplois d’usine, par exemple, pour financer les universités.

La décision de faire contribuer plus les étudiants

Donc bon, même s’il y a d’autres façons d’améliorer les finances de l’État, pourquoi le faire sur les étudiants universitaires versus les entreprises comme le suggère la CADEUL?? Tout simplement parce que, si on se compare à bien des états, on a des frais de scolarité ridicules! Je comprends le gouvernement d’ajuster les programmes trop généreux avant de comparer à couper dans les programmes plus justes. Oui, des études universitaires, ça  coûte cher, mais ce n’est pas pour autant un affront de vouloir augmenter la contribution des étudiants pour leurs études.

La moyenne canadienne de frais de scolarité universitaire est d’environ 4900$ pour étudiants à temps plein au premier cycle. Au Québec, nous sommes présentement à environ 2300$ et, après la hausse, nous serons à 3900$ en 2017. Cela est 80% de la moyenne canadienne actuelle (En 2017, j’ose croire qu’elle aura augmenté d’au moins l’inflation.. Le Québec sera encore plus en deçà que la moyenne). Donc, même si on n’a plus de quoi se démarquer, cela reste parfaitement raisonnable comme ose si on se fit à ce qui se passe dans le reste du pays.

Peut-être les autres provinces pourraient-elles se tromper en tarifant les études universitaires de cette manière? Je ne crois pas. Je crois qu’elles font un bon compromis entre la contribution de l’État pour les universités et la contribution des étudiants. C’est certain que c’est un choix difficile, mais il n’y a pas lieu de se sentir opprimé et à vouloir beugler dans les rues pour apparaître comme des enfants gâtés.

Cette hausse me permet raisonnable parce que, malgré elle, pour les programmes concrets, les coûts associés à des études universitaires sont largement compensées par le salaire que l’étudiant aura une fois diplômé. L’étudiant reste directement bénéficiaire de son éducation et, bien qu’elle ait un coût, il devrait rester gagnant au final. Il est alors normal qu’il soit appelé à contribuer une part significative de son éducation. Ce qui empêche le monde d’accéder à ces diplômes, je crois, ce n’est pas le manque de ressources financières (Elles existent en prêts et en bourse et sont accessibles), mais bien le fait qu’il ne soit pas dans les capacités de tout le monde d’aller à l’université.

Quelques précisons s’impose. J’ai parlé de programmes concrets qui est un terme assez inusité pour parler de programmes universitaires. En fait, c’est que j’ai comme opinion qu’on pourrait catégoriser les programmes étudiants en deux parties selon l’utilité D’EMPLOI pour ces programmes. Je vais vous présenter mon opinion sur ces catégories, mais avant toute chose je tiens à spécifier que je n’ai rien de particulier envers aucune catégorie de programmes et encore moins envers les étudiants de ceux-ci, je veux juste exposer certaines particularités.

  • Les programmes concrets. Ils servent à former des gens à accomplir des tâches dans le cadre d’un travail . Des étudiants sortant de ces programmes sont désirables pour la société puisqu’ils contribuent à un besoin de société que seuls des étudiants universitaires de ces programmes peuvent remplir. Ce sont ces programmes qui m’ont permis de dire qu’il était avantageux d’aller à l’université grâce aux salaires. Quelques exemples typiques seraient les programmes qui forment des ingénieurs, avocats, enseignants, médecins, pharmaciens, dentistes, comptables etc.
  • Les programmes abstraits. Ils permettent d’améliorer les connaissances d’un étudiant, mais sans demande réelle sur le marché du travail. Ici, je parlerai de programmes qui ne permettent pas d’avoir un emploi directement. Ils couvrent une certaine discipline, mais l’étudiant, une fois son diplôme en poche, ne se retrouve guère plus avancé face au marché de l’emploi. Ce n’est pas parce que la matière n’est pas assez poussée, mais c’est que la matière n’a pas d’utilité significative sur le marché de l’emploi! Des exemples classiques de ces programmes seraient philosophie, danse [8], histoire de l’art, littérature etc.

Ce qui est intéressant en catégorisant, on peut attribuer une tendance générale de la position sur les frais de scolarité à chaque catégorie. En effet, j’ai tendance à croire que les étudiants d’un programme concret sont plus ouverts à une hausse de frais de scolarité à l’opposé des étudiants d’un programme abstrait. Ce doit être principalement parce que les bénéfices salariaux de leur éducation ne sont pas autant garantis que les gens dans cette première catégorie… Je trouve cela bien triste pour eux, mais je ne vois pas ce que l’on peut faire pour eux? J’ose espérer que ces gens, avant d’aller dans ce genre de programmes, sont bien au courant des conséquences. Ils vont là par intérêt profond pour le programme et ne devraient pas être surpris de sortir de l’université avec un diplôme qui est dur à mettre en valeur sur le marché du travail…

Devrait-on augmenter alors la subvention de ces programmes puisqu’ils donnent peu d’opportunités de carrière et que ce sont souvent des gens de ces programmes qui sont principalement contre la hausse?? Je ne crois pas. Le but avec les universités n’est pas que tout le monde ait un diplôme quelconque pour le plaisir de pluguer ça dans une conversation ou de l’afficher au-dessus de son foyer.. Pour une société, c’est de former des gens qui vont pouvoir travailler et faire rouler l’économie plus tard.  Ces programmes ne devraient pas avoir un traitement de faveur puisqu’il faut encourager les gens à accéder à des programmes qui offrent un emploi plus tard. Personnellement, j’aurais bien aimé aller en philosophie ou en politique puisque ce sont deux disciplines qui m’intéressent, mais pour moi l’université est une place pour te former pour ta carrière. Si un étudiant fait le choix d’aller dans ces programmes de luxe, il aura tout mon respect bien sûr même s’il n’a pas la même vision que moi de l’université. Il travaillera pour avoir une expertise dans un domaine qui lui plaît et c’est super. Par contre, je ne crois qu’il soit si légitime d’aller manifester dans les rues ou de vouloir paralyser l’instruction faite dans son département avec une grève étant donné la société en général ne bénéficiera pas  de façon directe son éducation puisque ça ne fait qu’augmenter leur savoir personnel (À moins que ces études se concrétisent à un niveau d’expertise enviable pour la société. Il faut alors que l’étudiant se rende à des cycles supérieurs, enseigne ou communique son expertise à la population avec des écrits par exemple)..

Certains parlent d’un idéal d’éducation. Du fait qu’il faille que la population soit éduquée dans le but d’être de meilleurs citoyens. Ils sous-entendent qu’une société éduquée se doit de passer par l’université… Je suis en désaccord avec cela. S’il faut qu’un individu se rende à l’université pour être un bon citoyen, nous avons totalement échoué avec le système d’éducation pré universitaire. Je n’exclus pas cette hypothèse, mais cela veut juste dire que l’éducation avant l’université est inadéquate. Il est très probable qu’elle devrait pousser plus les élèves/étudiants à exceller dans des différentes sphères de la vie de façon intéressante et à développer leur autonomie.. Mais la façon dont il faut s’y prendre est un autre débat. Mais devoir aller à l’université pour devenir un bon citoyen? Je ne crois pas. D’ailleurs, dans la majorité des programmes universitaires, on apprend une expertise dans un domaine précis: Ça n’a pas tant d’incidence sur notre capacité à réfléchir en tant que citoyen…

Conclusion

Cet article contenait quelques-unes de mes réflexions à ce sujet. J’ai expliqué succinctement pourquoi je croyais que la hausse était adéquate, mais je suis conscient que l’analyse pourrait être plus profonde. Ce texte avait pour but d’apporter des idées suggérant qu’une hausse était légitime. Ce qui me déçoit le plus dans toute cette histoire est somme toute la façon dont le débat est véhiculé par les associations étudiantes. Il est dogmatique dans ces associations que la hausse imposée par le gouvernement est l’oeuvre du démon et ce dogme déteint malheureusement sur bien des étudiants. Ces associations étudiantes ont quand même un gros pouvoir et leur biais est maladif puisque ces associations devraient encourager les étudiants à réfléchir intelligemment. On entend parler de plusieurs aberrations autour de ces associations. On n’a qu’à penser au fait que les référendums ou assemblées générales sont souvent construites de façon à tuer dans l’oeuf toute initiative d’une rationalisation du débat sur la hausse (Non! On veut que la position reste dogmatique et sans nuance!).  Ces assos qui sont supposés représenter tous les étudiants (Même la majorité silencieuse qui est membre de ces assos automatiquement sans qu’on lui demande son avis)  se paie par la suite des campagnes de publicité et de promotion pour continuer de dogmatiser la population étudiante. C’est complètement inadéquat selon moi et ça me frustre un peu puisque je me sens impuissant face à cette machine biaisée en tant qu’étudiant qui ne se voit pas passer des heures à s’impliquer dans cette politique étudiante.

Mais bon, pour en revenir au sujet de la hausse. Je dois conclure qu’elle est légitime de la part du gouvernement. Les révoltes étudiantes n’ont pas réussi à me faire sympathiser avec le mouvement contre la hausse. Je trouve quelles nous font malheureusement passer pour une gang d’enfants gâtés et je suis un peu déçu le manque de solution envisagée.. Donner des outils aux étudiants pour mieux gérer un budget, encourager les emplois étudiants, encourager les entreprises à fournir des stages, encourager les bourses d’études privées d’entreprises etc. auraient pu être des solutions suggérées par le associations pour aider les étudiants d’une façon plus innovatrice que de tout simplement cracher sur le gouvernement. Juste établir un dialogue sain avec le gouvernement aurait peut-être pu nous permettre d’amoindrir l’amplitude de cette hausse..

Malgré tout cela, je reste optimiste pour l’état des universités au Québec. Cette hausse responsabilisera bien des étudiants et est un progrès pour commencer à prendre en mains les finances du Québec. Je n’adhère pas à la thèse que cela rend les études inaccessibles. Cela peut les décourager tout au plus, mais quelqu’un de bien motivé peut très bien réussir à l’université et il en sortira gagnant s’il est dans un programme où les diplômés sont en demande. Il y a plusieurs moyens de financer ses études:  l’aide gouvernementale, les bourses privées ou d’excellence, l’aide des prêts étudiants et l’épargne personnelle.

Malgré cette hausse, il faut retrouver une perspective optimiste pour l’éducation universitaire. Je crois que c’était un mal nécessaire et que cet ajustement devait se faire tôt ou tard. Un jour, les associations étudiantes recommenceront de voir vers l’avant et je suis certain que les principaux intéressés à cette éducation universitaire sauront s’adapter comme il se doit!

 

1. Un plan de financement des universités équitable et équilibré.  .p.1
2. Ibid. p. 39
3. Qui a été jugé de façon sévère par l’histoire. Il reste que c’est grâce à sa gestion rigoureuse de l’État que le Québec ait pu se permettre ses services sociaux par la suite!
4. Frais de scolarité: les étudiants augmentent la pression.
5. http://www.cadeul.ulaval.ca/envoi/Document_FSSEP.pdf
6. http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/091020/t091020b1-fra.htm
7. http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/education/Effectifs_scolaires/prop_obten_dom_univ.htm
8. http://www.programmes.uqam.ca/7107

 

 

 

 

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